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Toutes les paires de députés

Qui vote avec qui ?

164 451 paires de députés, chacune mesurée sur les scrutins où les deux ont voté. Pas une carte : la mesure elle-même.

Entre deux députés pris au hasard, il existe un chiffre : la part des scrutins où ils ont voté la même chose. Il y a 164 451 paires possibles à l'Assemblée, et cette page les montre toutes en même temps — sans en résumer aucune.

L'écart est immense d'un bout à l'autre : Ugo Bernalicis et François Piquemal votent pareil 100 % du temps sur 414 scrutins communs, quand Arnaud Le Gall et Bernard Chaumeil n'y parviennent que 0 % du temps sur 45. Aucun de ces deux nombres ne veut dire quoi que ce soit seul — c'est leur place dans l'ensemble qui les rend lisibles, et c'est l'ensemble qui est dessiné ci-dessous.

Avant de regarder

Ce que vous allez voir

Imaginez un immense tableau à double entrée. Les 574 députés en ligne, les mêmes 574 en colonne. À l'intersection de deux d'entre eux, une case : la part des scrutins où ils ont voté la même chose. Plus la case est foncée, plus les deux votent pareil.

Un tableau de 574 sur 574, cela fait 164 451 cases. Aucune ne peut porter d'étiquette : elles sont trop petites. C'est justement l'intérêt — on ne regarde plus des députés, on regarde une forme. Pour retrouver une paire précise, nommez les deux députés plutôt que de viser une case : le taux d'accord s'affiche avec, comme partout sur ce site, le nombre de scrutins sur lequel il a été calculé.

Ce qui compte le plus

L'ordre des lignes n'a pas été choisi par nous

Un tableau comme celui-ci ne veut rien dire tant qu'on n'a pas dit dans quel ordre les députés sont rangés. Si on les rangeait par groupe, on verrait des carrés — et on n'aurait rien appris : on aurait dessiné le classement qu'on a soi-même imposé.

Ils sont donc rangés le long de l'axe estimé à partir de leurs seuls votes, décrit sur la page Méthode. Ce modèle ne connaît ni les noms des groupes, ni les étiquettes politiques, ni qui siège où : il ne voit que des « pour » et des « contre ». S'il fait apparaître des blocs, c'est que les votes eux-mêmes en contiennent. Et le classement produit ses propres démentis : Yaël Braun-Pivet (EPR) et Pascal Lecamp (DEM) ne siègent pas dans le même groupe et votent pourtant pareil 100 % du temps sur 79 scrutins, tandis que Philippe Vigier et Patricia Maussion, tous deux DEM, tombent à 41 % sur 59. Le bouton « rangés par groupe » permet de comparer les deux mises en ordre.

Les 164 451 paires

Rangés le long de l'axe estimé à partir de leurs seuls votes. Aucune étiquette de groupe n'entre dans ce classement. 1 513 paires sur 164 451 restent non mesurables, faute d'assez de scrutins en commun.

Tableau des accords entre députés. Flèches pour déplacer le viseur, Majuscule et flèches pour avancer de dix, Entrée pour épingler la paire.

0 % 100 % d'accord moins de 30 scrutins en commun : rien à mesurer
Une case = une paire de députés La diagonale n'est pas une mesure : c'est chacun avec lui-même
Ce que ce tableau ne dit pas

Un accord n'est pas une entente. Deux députés qui votent pareil ne se sont peut-être jamais parlé, et peuvent voter pareil pour des raisons opposées — l'un pour ce que le texte contient, l'autre contre ce qu'il ne contient pas. Le vote enregistre une position finale, pas un motif.

La quasi-totalité des scrutins sont des amendements. Sur 8 434 scrutins, 7 216 portent sur un détail de texte (86 %) et 245 seulement sur l'ensemble d'un texte ou une motion de censure. Deux députés peuvent s'accorder à 100 % sur l'ensemble et beaucoup moins sur ce qui engage. Ce tableau prend tous les scrutins ; les fiches individuelles donnent les deux lectures côte à côte, et c'est leur écart qui informe.

Une case pâle peut être un désaccord ou une absence. Ne pas voter n'est pas voter contre. Les scrutins où l'un des deux n'a pas exprimé de vote sortent du dénominateur au lieu d'être comptés comme des désaccords — c'est pourquoi le nombre de scrutins communs change à chaque paire, et c'est pourquoi il est affiché.

Sous 30 scrutins en commun, nous n'affichons rien. Un taux calculé sur une poignée de votes n'est pas une mesure, c'est un accident d'échantillon.

La même mesure, à l'échelle des groupes

12

groupes ayant au moins un député en exercice
rangés par leur médiane sur l'axe

Le tableau des 12 groupes dit la même chose que les 164 451 cases, en lisible. Il se lit dans l'ordre où le modèle a rangé les groupes, de LFI-NFP à RN : cet ordre n'a pas été choisi, il tombe du calcul des médianes.

La diagonale porte la cohésion interne — la part des scrutins où deux députés du même groupe votent pareil. C'est presque toujours le chiffre le plus élevé de sa ligne, et c'est le fait le plus massif de l'Assemblée : on vote d'abord avec son groupe. Les écarts individuels se lisent contre cette règle, jamais contre une indépendance qui n'existe nulle part.

Part des scrutins où deux députés de ces groupes votent pareil, en moyenne sur toutes les paires : chaque binôme compte pour un, quel que soit le nombre de scrutins où il a été mesuré. Survolez une case pour son nombre de paires et de scrutins communs.
GroupeLFI-NFPECOSGDRSOCEPRLIOTDEMHORNIDRUDDPLRRN
LFI-NFP71999988888889767634353637353731323234181916161919
ECOS38888896968787838339394544404134353637232316152019
GDR17888987879393798034364040363934353536242422212524
SOC68767683837980939450495756515244444345333221202323
EPR90343539393436504993937273878685847072757353525150
LIOT23363745444040575672737777737372726668686754525352
DEM37353740413639515287867373888983826969737153515250
HOR36313234353435444485847272838290886969797659575754
NI10323436373536434570726668696969696765706866616764
DR48181923232424333275736867737179767068909074727069
UDDPLR17161616152221212053525452535159576661747295959090
RN122191920192524232351505352525057546764706990909898
Les deux façons de calculer cette case, et leurs 4,4 points d'écart

La moyenne des paires donne le même poids à chaque binôme. Elle répond à « deux députés pris au hasard dans ces deux groupes votent-ils pareil ? » Un député entré en cours de mandat, mesuré sur quarante scrutins, y pèse autant qu'un député présent depuis 2024.

Le taux agrégé rapporte tous les votes concordants à tous les votes communs. Il répond à « sur l'ensemble des votes que ces deux groupes ont en commun, quelle part est concordante ? » Les binômes les plus longuement observés y pèsent davantage.

Les deux sont justes. Elles diffèrent ici de 4,4 points au maximum, et ce n'est pas une erreur de calcul : c'est la trace de l'hétérogénéité des dénominateurs. Publier l'une sans nommer la convention ferait passer un choix de méthode pour un fait — le bouton ci-dessus bascule de l'une à l'autre.

Pourquoi aucune de ces cases n'est colorée par groupe

Aucune couleur ne désigne un groupe politique sur ce site. Les rouges de deux groupes de gauche, comme les trois bleus de droite, sont indistinguables de façon fiable — daltonisme ou non. Ici la couleur porte une grandeur, le taux d'accord, et rien d'autre ; l'identité des groupes passe uniquement par le texte.

Un groupe très petit produit des moyennes instables : quelques députés suffisent à déplacer la ligne entière. Les effectifs sont donnés dans la première colonne pour que vous puissiez en tenir compte.

Qui a réellement déposé ces bulletins

22,7%

13 849 suffrages émis par un mandataire
sur 60 944 exprimés sur les votes qui engagent

13 849 des 60 944 suffrages exprimés sur les votes qui engagent l'ont été par un collègue mandaté, soit 22,7 %. Sur l'ensemble des scrutins, la part tombe à 15,4 % (191 628 sur 1 247 093) : on délègue d'autant plus que le vote compte.

Aucun groupe n'y échappe. Du moins délégataire au plus délégataire, l'écart va de 19,6 % (NI) à 28,0 % (LIOT) — soit 8,3 points d'écart entre les deux extrêmes, quand la pratique elle-même concerne tout le monde.

Part des suffrages émis par délégation sur les 245 votes qui engagent, groupe par groupe. Numérateur et dénominateur agrégés sur les membres actuels du groupe : c'est la part des suffrages du groupe, pas la moyenne des taux de ses députés.
Groupe Députés Part déléguée Suffrages délégués
LIOTLibertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires2328,0 %502 / 1 795
DRDroite Républicaine4827,2 %972 / 3 575
EPREnsemble pour la République9025,1 %1 908 / 7 604
ECOSÉcologiste et Social3822,6 %1 027 / 4 548
UDDPLRUnion des droites pour la République1722,6 %377 / 1 671
HORHorizons & Indépendants3622,3 %744 / 3 334
DEMLes Démocrates3721,8 %766 / 3 511
RNRassemblement National12221,7 %2 947 / 13 577
SOCSocialistes et apparentés6821,7 %1 567 / 7 221
GDRGauche Démocrate et Républicaine1721,3 %346 / 1 628
LFI-NFPLa France insoumise - Nouveau Front Populaire7121,0 %1 878 / 8 943
NINon inscrit1019,6 %137 / 698
Ce que la délégation change à la lecture de cette page

Deux députés dont les votes concordent à 90 % ont pu ne jamais se trouver ensemble dans l'hémicycle. Le taux d'accord porte sur des suffrages imputés, et un suffrage sur quatre a été déposé par quelqu'un d'autre. Cela ne fausse rien — le vote délégué est le vote du député, c'est le droit — mais cela interdit de lire cette carte comme une photographie de qui siège à côté de qui.

La source dit qu'un vote a été délégué ; elle ne dit jamais à qui. Impossible, donc, de savoir si les délégations restent dans le groupe, ni si quelques députés en concentrent beaucoup. Ces questions sont bonnes, et les données publiées n'y répondent pas.

La comparaison entre groupes se lit avec leurs effectifs : un groupe de dix députés voit sa part bouger de plusieurs points dès qu'un de ses membres s'absente durablement.

Pour aller plus loin

Un tableau ne remplace pas une fiche

Cette page montre une forme d'ensemble. Elle ne dit rien de ce que Ugo Bernalicis fait de son mandat, ni de ce que son taux d'accord avec untel signifie pour lui. Chaque député a une fiche où les mêmes données sont reprises une à une, avec leur dénominateur et ce qu'elles écartent.

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