Présence aux votes qui engagent
votes exprimés ÷ scrutins où le député pouvait voter
Le numérateur compte les « pour », « contre » et « abstention »
explicitement enregistrés. Le dénominateur se forme par deux
retraits, qui répondent à deux objections différentes :
D'abord les scrutins tenus hors du mandat :
69 députés en exercice sont entrés en cours de
législature, et leur taux serait faussé s'il portait sur
245 scrutins qu'ils n'ont pas pu voter. Un mandat peut de
surcroît être interrompu — 29 l'ont été dans cette
législature : un député nommé au Gouvernement rend son siège à son
suppléant, puis le reprend. Les scrutins de l'interruption sortent du
dénominateur de l'un comme de l'autre. Ce site les y a laissés jusqu'à
sa correction, et publiait à ce titre des absences impossibles.
Ensuite les
non-votants structurels — un membre du Gouvernement, le
président de séance et le président de l'Assemblée ne peuvent pas
voter, et la source le dit explicitement, motif par motif : ce ne
sont pas des absences. Le perchoir, en particulier, empêche de voter
presque tous les scrutins d'une législature : compter ces
non-votes comme de l'absentéisme revenait à donner la présidente de
l'Assemblée pour la députée la moins assidue, ce que ce site a fait
jusqu'à sa correction.
Ce dénominateur est unique sur tout le site. C'est une règle et
non une évidence : les fiches ont un temps refait cette division
de leur côté en oubliant le second retrait, ce qui donnait deux chiffres
différents pour la même mesure — jusqu'à 12,5 points d'écart, sur 44
députés. Le nombre affiché sous chaque taux est celui qui a réellement
été divisé, et la fiche nomme les retraits quand il y en a.
Un député dont la source ne contient aucun vote nominatif
n'obtient pas 0 % : il obtient une case vide et une phrase qui
décrit la lacune. Une absence de donnée n'est pas une absence de vote.
Écart à la ligne de son groupe
votes contraires à la position majoritaire ÷ scrutins où le groupe avait une position majoritaire
La « ligne » n'est pas déclarée par les groupes : nous la déduisons.
Pour chaque scrutin, c'est la position qui réunit plus de la moitié
des suffrages exprimés du groupe. Quand aucune position n'y parvient,
le groupe était partagé : ce scrutin sort du dénominateur. Il
n'y a pas de ligne à enfreindre, donc rien à compter — ni dissidence, ni
conformité.
C'est ce qui distingue un député discipliné d'un député dont le groupe
ne se prononce jamais. Les deux auraient 0 % avec un calcul naïf.
Taux d'accord entre deux députés
scrutins où les deux ont voté pareil ÷ scrutins où les deux ont exprimé un vote
Le dénominateur est propre à chaque paire, et il est affiché à chaque
fois. Les scrutins où l'un des deux n'a pas voté sont écartés, pas
comptés comme des désaccords : ne pas voter n'est pas voter contre.
Sous 30 scrutins en commun sur l'ensemble des scrutins — et
sous 20 sur les seuls votes qui engagent, dont
l'assiette est bien plus étroite —, nous n'affichons aucun taux : un
pourcentage calculé sur une poignée de votes est un accident
d'échantillon. Voir la page « Qui vote avec
qui ? ».
Position estimée à partir de ses votes
modèle de points idéaux, 500 rééchantillonnages pour l'intervalle
C'est la mesure la plus technique du site, et celle qui demande le plus
de précautions. L'idée : chercher le classement des députés sur une
ligne qui prédit le mieux leurs votes. Chaque scrutin y devient
une frontière, et chaque député une position par rapport à ces
frontières.
Il n'est pas estimé sur les 245 votes qui engagent,
mais sur 127 d'entre eux, et il faut dire lesquels
partent. Le modèle est binaire : il ne lit que les « pour » et les
« contre », les abstentions n'y entrent pas. Il écarte ensuite les
scrutins joués d'avance, qui n'ordonnent personne, et ceux qui ont trop
peu de votants. Les 23 motions de censure en sortent
toutes : la source n'y publie ni « contre » ni abstention, seuls
les soutiens de la motion votent, et un scrutin auquel un seul camp
participe ne sépare pas l'Assemblée. Chaque fiche indique le nombre de
votes de ce député qui ont réellement servi à le situer.
Le modèle ne connaît aucune étiquette politique — à une exception
près, qu'il faut nommer. Il ignore qui siège dans quel groupe, et ce que
veulent dire « gauche » et « droite » : aucun groupe n'entre dans
l'ajustement. Mais un axe estimé est défini au miroir près — le retourner
ne change rien à ce qu'il prédit —, et il faut donc fixer son sens pour
que deux calculs successifs se lisent pareil. Nous le fixons en plaçant
LFI-NFP du côté négatif. C'est une convention d'affichage, elle
n'affecte aucune position relative, et c'est le seul endroit où un
nom de groupe touche ce calcul. Que l'axe trouvé ressemble à un clivage
connu reste un résultat, pas une hypothèse — et c'est pourquoi
nous ne le nommons jamais ainsi. Nous situons par des repères
mesurés : « entre
la médiane du groupe X et celle du groupe Y ».
Un rang ne se lit jamais sans son intervalle. Un député ayant peu
voté a une position mal déterminée. Nous rééchantillonnons les scrutins
500 fois pour obtenir un intervalle, et chaque fiche indique
combien d'autres députés ont un intervalle qui recouvre le sien. Quand
deux zones se recouvrent, l'ordre entre les deux n'a pas de sens.
Le rééchantillonnage se fait par séance entière, et non scrutin par
scrutin. C'est une précaution contre un excès de confiance :
les scrutins d'une même séance portent sur le même texte, dans le même
rapport de force, et se ressemblent bien plus que deux scrutins tirés au
hasard dans la législature. Les tirer un par un reviendrait à traiter
245 votes comme 245 observations indépendantes
alors qu'ils forment 173 paquets — et à publier des intervalles
trop serrés, donc des classements trop assurés. Le dossier législatif
serait un meilleur niveau de regroupement encore : la source ne le
renseigne que depuis le 26 mars 2026, sur 73
des 245 votes qui engagent. Un regroupement qui manquerait
sur la moitié des scrutins n'en est pas un ; nous nous en tiendrons
à la séance tant que la lacune n'est pas résorbée, et nous le dirons
quand elle le sera.
Nous ne publions qu'une seule dimension, et c'est un choix, pas un
résultat de test. Le test, nous le faisons, et il dit l'inverse :
un second axe prédit nettement mieux les votes que le modèle n'a pas vus
— la qualité de prédiction passe de 0,81 à 0,93. Écrire
que la seconde dimension serait « décorative » était donc faux, et cette
page l'a écrit.
Si nous n'en publions qu'une, c'est que tout ce qu'une fiche dit
d'une position se lit sur une ligne : un rang, un intervalle,
« indiscernable de tant d'autres », une bande. Un second axe demanderait
son propre intervalle et sa propre lecture, et deux axes affichés
ensemble forment un plan — c'est-à-dire une « carte politique », que ce
site refuse de publier parce qu'elle serait lue comme une carte des
opinions. La conséquence doit être connue : la position affichée
sur chaque fiche résume une Assemblée qui a au moins deux clivages sur
un seul d'entre eux, et deux députés que le second axe sépare
peuvent apparaître ici au même endroit.
Cohésion d'un groupe
taux d'accord moyen entre toutes les paires de députés du même groupe, en exercice
Un groupe de quatre députés et un groupe de quatre-vingt-dix ne
produisent pas des moyennes également stables. Les effectifs accompagnent
donc toujours la mesure. Les non-inscrits (NI) ne sont pas un groupe et
n'ont pas de ligne : leur « cohésion » n'a pas de sens, et ils sont
exclus des comparaisons entre groupes.
Le périmètre du calcul est celui de l'effectif affiché à côté.
La cohésion a un temps été calculée sur tous les députés ayant siégé
depuis 2024, y compris les partis, à côté d'un effectif ne comptant que
ceux en exercice : deux chiffres qui ne parlaient pas de la même
Assemblée, pour un écart allant jusqu'à 0,8 point. Les deux portent
maintenant sur les mêmes personnes.
Accord entre deux groupes
deux conventions, publiées ensemble — voir la page « Qui vote avec qui ? »
Il n'existe pas un accord entre deux groupes. Il en existe
deux, selon ce à quoi l'on donne le même poids : la moyenne des
taux de paires, où chaque binôme compte pour un quel que soit le
nombre de scrutins qui l'a mesuré, et le taux agrégé, qui rapporte
tous les votes concordants à tous les votes communs et fait donc peser
davantage les binômes les plus longuement observés.
Les deux sont justes, elles répondent à deux questions différentes, et
elles s'écartent de plusieurs points. Le tableau des groupes affiche
l'une ou l'autre au choix, avec le nombre de paires de chaque case :
publier une seule des deux sans nommer la convention ferait passer un
choix de méthode pour un fait.
Nature d'une abstention
consigne de groupe, retrait individuel, ou indéterminée — sur le total des abstentions
Une abstention prend son sens de la position du groupe ce jour-là. Si le
groupe s'abstient aussi, c'est une consigne : une décision
collective de ne pas trancher. S'il vote pour ou contre, c'est un
retrait : une façon discrète de ne pas suivre.
Reste un troisième cas, et il compte : quand le groupe n'avait
aucune ligne — aucune position n'y réunissait la majorité absolue des
suffrages — il n'y a ni consigne à suivre ni consigne à quitter.
L'abstention est alors indéterminée. Elle n'est pas écartée du
calcul : elle est comptée comme telle, et les trois parts portent
sur l'ensemble des abstentions. Les répartir de force entre les deux
premières catégories inventerait une information ; les écarter sans
le dire ferait porter les pourcentages sur un sous-ensemble muet.