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Ce que ce site a publié de faux

Corrections

Chaque erreur trouvée dans un chiffre publié ici, ce qu'elle valait, et ce qu'elle vaut maintenant. 13 corrections

Le pied de page de ce site promet qu'un chiffre faux est corrigé publiquement. Cette page est l'endroit où cette promesse s'exécute : si une correction n'y figure pas, elle n'a pas été rendue publique.

Un registre de corrections n'est pas un aveu de faiblesse. C'est ce qui distingue un chiffre qu'on peut citer d'un chiffre qu'on doit croire. Un site qui n'a jamais rien corrigé n'a jamais rien vérifié.

Comment lire cette page

Une entrée sert à retrouver ce qu'on avait lu

Chaque entrée dit ce qui était faux, pourquoi ça l'était, et de combien le chiffre a bougé. C'est le minimum pour que quelqu'un qui aurait cité l'ancienne valeur — dans un article, un mémoire, une intervention — sache s'il doit se corriger à son tour.

Chaque entrée porte l'empreinte du correctif dans le dépôt de code : on peut aller lire la ligne exacte qui a changé, et les tests qui empêchent l'erreur de revenir.

Trois natures de correction sont distinguées. Un chiffre faux : un nombre affiché n'était pas le bon. Une méthode corrigée : le nombre ne change pas ou peu, mais ce qu'il mesure n'était pas ce qui était annoncé. Un défaut du site : ni l'un ni l'autre, la page elle-même.

Le registre

  1. 14 août 2026 chiffre

    Présence aux votes de la présidente de l'Assemblée

    Ce qui était faux. La présence aux votes qui engagent de la présidente de l'Assemblée nationale était publiée à 8,6 % — 19 votes exprimés sur 221 — ce qui la plaçait au dernier rang de l'Assemblée. Le taux exact est 100 % : 19 votes exprimés sur les 19 scrutins où elle n'était pas empêchée de voter. Elle n'a manqué aucun des votes auxquels elle pouvait prendre part.

    Pourquoi. Le président de l'Assemblée ne vote pas tant qu'il préside. La source le dit explicitement, scrutin par scrutin, par le motif de non-vote « PAN ». Ce motif manquait à la liste des causes structurelles du code, qui ne contenait que le membre du Gouvernement et le président de séance : ses 7 508 non-votes restaient donc au dénominateur de présence, comme s'il s'agissait d'absences. La liste contenait par ailleurs un code « PDS » qui ne correspond à aucune ligne de la source, et glosait deux codes différents par « président de séance ». Elle avait été écrite d'après une supposition sur la nomenclature de l'Assemblée, jamais confrontée aux motifs réellement présents dans les fichiers. C'est exactement l'erreur que la mesure prétendait écarter : le site a publié comme de l'absentéisme ce que la source désignait comme une fonction incompatible avec le vote.

    Ce que ça change. Présidente de l'Assemblée : 8,6 % (19/221) → 100 % (19/19) sur les votes qui engagent. Elle passait du dernier rang au premier. Quarante-six députés voient leur dénominateur de présence corrigé, ceux qui ont présidé une séance ou exercé une fonction ministérielle ; pour eux le retrait est marginal, l'écart étant concentré sur la seule titulaire du perchoir. La médiane de l'Assemblée est inchangée à 41 %. Un test verrouille désormais les deux sens de l'erreur : toute cause de non-vote présente dans la source doit être explicitement classée comme structurelle ou non, et toute cause déclarée structurelle doit exister dans la source.

    Pages concernées : La fiche de la présidente de l'Assemblée, l'annuaire, l'accueil, Méthode · correctif 0384307

  2. 14 août 2026 site

    Le chiffre de tête d'une mesure absente

    Ce qui était faux. La fiche d'un député dont la source ne publie aucun vote nominatif affichait « 0,0 % » en très gros caractères, comme chiffre de présence, de délégation et d'écart à la ligne. Le paragraphe placé juste en dessous expliquait au même moment que « nous préférons une case vide à un zéro trompeur ». Le texte avait raison et le chiffre le démentait ; c'est le chiffre qu'on lit.

    Pourquoi. Le générateur passait pct(valeur or 0) au gabarit : une mesure absente traversait la frontière en zéro, et rien en aval ne pouvait plus distinguer « zéro pour cent » de « pas de mesure ». La couche rédactionnelle, elle, testait bien l'absence et produisait le bon texte — les deux couches ne se parlaient pas. C'est exactement l'erreur que le site reproche à tout le monde, et il la commettait sur ses trois mesures de tête à la fois.

    Ce que ça change. Une fiche sur 577 est concernée — celle du seul député en exercice dont la source ne publie aucun suffrage — et ses trois mesures de tête à la fois : « 0,0 % » → « — » sur la présence, sur la délégation et sur l'écart à la ligne. Aucun taux réel ne change ; les zéros réellement mesurés — un député qui n'a jamais délégué, un député qui ne s'est jamais écarté de sa ligne — continuent de s'afficher « 0,0 % », parce qu'ils sont exacts. Le chiffre de tête de toute mesure passe désormais par grand_chiffre(), qui rend un tiret cadratin quand la valeur est absente.

    Pages concernées : Les 577 fiches de député · correctif fb5d5e6

  3. 13 août 2026 methode

    Largeur de l'intervalle de la position estimée

    Ce qui était faux. Les intervalles publiés autour de la position estimée étaient environ 10 % trop courts, et ils changeaient de façon visible d'une exécution à l'autre du même calcul sur les mêmes données.

    Pourquoi. Le nombre de rééchantillonnages était fixé à 40, au motif qu'« au-delà, les bornes ne bougent plus ». C'était une affirmation, jamais mesurée — le genre même d'affirmation que ce site refuse partout ailleurs. Avec si peu de tirages, les quantiles extrêmes se resserrent vers le centre, et le bruit de tirage reste du même ordre que ce qu'on cherche à mesurer.

    Ce que ça change. Mesuré contre une référence à 2 000 rééchantillonnages, sur dix répliques indépendantes : à 40, une borne variait de 0,041 selon la graine — 10,0 % de la largeur qu'elle borne — et l'intervalle sortait 0,042 trop court, soit 10,2 %. À 500, ces deux quantités tombent à 2,9 % et 1,5 %. Le nombre passe donc à 500, et une génération complète y gagne moins de deux minutes de calcul.

    Pages concernées : Les fiches de député, Méthode · correctif 0f50b1b

  4. 13 août 2026 chiffre

    Présence aux votes qui engagent

    Ce qui était faux. Deux chiffres coexistaient pour la même mesure. analyze.participation() retirait du dénominateur les non-votants structurels — ministres, présidents de séance — ; la fiche de député refaisait la division de son côté sans ce retrait, et affichait donc une présence plus basse que la vraie.

    Pourquoi. Le calcul était écrit à deux endroits. Celui du générateur de site avait été écrit en premier et n'a pas suivi la correction apportée à l'autre.

    Ce que ça change. Jusqu'à 12,5 points d'écart entre les deux chiffres, sur 43 députés. Il n'existe plus qu'une fonction ; elle renvoie le dénominateur qu'elle a divisé, et la fiche affiche ce nombre-là en nommant ses deux retraits.

    Pages concernées : Les 577 fiches de député, l'annuaire · correctif aaf78dd

  5. 13 août 2026 chiffre

    Scrutins qui ont basculé

    Ce qui était faux. Le nombre de scrutins dont l'issue tenait à peu de voix était surévalué : le décompte incluait des égalités où rien ne basculait.

    Pourquoi. Le seuil de bascule n'est pas le même selon le résultat. L'égalité fait échouer une adoption, mais ne suffit pas à emporter un rejet. La condition a >= e, appliquée aux deux cas, comptait donc des scrutins qui n'ont jamais failli changer de sens.

    Ce que ça change. 752 scrutins avant, 717 après.

    Pages concernées : Méthode · correctif aaf78dd

  6. 13 août 2026 methode

    Accord entre deux groupes

    Ce qui était faux. Un seul taux d'accord entre groupes était publié, sans que la convention de calcul soit nommée. Il en existe deux, qui répondent à deux questions différentes : la moyenne des taux de paires donne le même poids à chaque paire de députés, le taux agrégé donne le même poids à chaque vote.

    Pourquoi. Le choix avait été fait sans être documenté. Publier une convention sans la nommer fait passer une décision de méthode pour un fait.

    Ce que ça change. Les deux conventions s'écartent de 4,38 points. Les deux sont désormais calculées, publiées avec leur nombre de paires, et la carte bascule de l'une à l'autre.

    Pages concernées : Qui vote avec qui · correctif aaf78dd

  7. 13 août 2026 chiffre

    Décomposition de l'abstention

    Ce qui était faux. Les abstentions dont le groupe n'avait pas de ligne étaient écartées en silence. Les parts publiées portaient donc sur 89,9 % des abstentions, et rien ne le disait — un lecteur qui les additionnait n'obtenait pas le total.

    Pourquoi. La décomposition ne prévoyait que deux catégories, consigne suivie et retrait individuel. Les cas sans ligne de groupe n'entraient dans ni l'une ni l'autre et disparaissaient du dénominateur.

    Ce que ça change. Une troisième catégorie « indéterminée » les compte. Les trois parts portent maintenant sur le total des abstentions.

    Pages concernées : Méthode · correctif aaf78dd

  8. 13 août 2026 methode

    Intervalle de la position estimée

    Ce qui était faux. Les intervalles publiés autour de la position estimée étaient trop serrés : ils traitaient les scrutins comme des observations indépendantes.

    Pourquoi. Les scrutins d'une même séance portent sur le même texte, dans le même rapport de force, et se ressemblent beaucoup plus que deux scrutins tirés au hasard dans la législature. Les rééchantillonner un par un revenait à faire comme si l'échantillon comptait 245 observations indépendantes.

    Ce que ça change. Le rééchantillonnage tire désormais des blocs entiers — le dossier législatif quand la source le renseigne, la séance sinon. Les 245 scrutins forment 173 paquets, et les intervalles se sont élargis en conséquence.

    Pages concernées : Les fiches de député, Méthode · correctif aaf78dd

  9. 13 août 2026 chiffre

    Cohésion des groupes

    Ce qui était faux. La cohésion d'un groupe portait sur tous les députés y ayant siégé depuis 2024, alors qu'elle était affichée à côté d'un effectif ne comptant que les députés en exercice. Les deux nombres décrivaient deux assemblées différentes.

    Pourquoi. Le filtre « en exercice » était appliqué à l'effectif et pas au calcul de cohésion.

    Ce que ça change. Le calcul et l'effectif portent désormais sur la même population, les députés en exercice. Une cohésion lue à côté d'un effectif décrit maintenant bien le groupe que cet effectif dénombre.

    Pages concernées : Accueil, les fiches de député · correctif aaf78dd

  10. 13 août 2026 methode

    Sujets qui montent

    Ce qui était faux. Le score des sujets divisait un nombre d'occurrences par un nombre de documents. Ce n'est pas un taux : un terme martelé dix fois dans un même exposé des motifs pesait dix fois.

    Pourquoi. Le numérateur comptait les occurrences, le dénominateur comptait les documents. Deux unités différentes de part et d'autre de la division.

    Ce que ça change. On mesure la part des documents qui mentionnent le terme, on teste sous une loi binomiale, et on contrôle le taux de fausses découvertes — à plusieurs milliers de termes par semaine, 5 % sans correction laissait passer plus de faux signaux que de vrais.

    Pages concernées : Aucune : la mesure n'est pas encore publiée sur le site · correctif aaf78dd

  11. 12 août 2026 chiffre

    Parts de cosignatures entre groupes

    Ce qui était faux. Les parts de cosignatures d'un groupe totalisaient entre 0,40 et 0,80 au lieu de 1, avec un déficit variable d'un groupe à l'autre. Les groupes n'étaient donc pas comparables entre eux — le seul usage qu'on puisse faire d'une part.

    Pourquoi. La matrice des cosignatures est symétrique : à l'intérieur d'un groupe, chaque paire y figure deux fois, et sa diagonale porte le nombre d'amendements signés par chaque député, pas des liens. Le numérateur en tenait compte, le dénominateur non.

    Ce que ça change. Même convention partout : chaque paire une fois, la diagonale jamais. La part LFI→ECOS passe de 0,1 % à 0,3 %. Quatre tests verrouillent la propriété, dont l'invariance à la diagonale.

    Pages concernées : Aucune : la mesure n'est pas encore publiée sur le site · correctif bac3dfb

  12. 12 août 2026 methode

    Ligne du groupe, et écarts à cette ligne

    Ce qui était faux. La ligne d'un groupe était sa position la plus fréquente. Or il y a trois positions possibles et non deux : « la plus fréquente » ne veut pas dire « majoritaire ». Un groupe qui vote 5 pour, 7 contre et 5 abstentions avait ainsi une ligne à 41 %, et ses dix autres membres étaient comptés comme s'écartant d'une consigne qui n'existait pas.

    Pourquoi. Le calcul confondait un groupe qui n'a pas tranché avec un groupe dont une partie enfreint une consigne.

    Ce que ça change. Une ligne doit désormais dépasser la majorité absolue. L'effet est marginal sur les classements — 3,1 % des votes s'écartent de la ligne, contre 3,3 % avant — mais dominant sur les alertes, qui distinguent maintenant « fracture » et « groupe partagé » : quatre des alertes les plus fortes de la semaine du 20 juillet relevaient du second cas.

    Pages concernées : Les 577 fiches de député, l'annuaire, l'accueil · correctif c7a1a1b

  13. 11 août 2026 methode

    Ce que l'abstention veut dire

    Ce qui était faux. Le projet justifiait l'exclusion des abstentions du modèle de positions en affirmant qu'une abstention n'est pas une position intermédiaire. C'était une assertion, pas un résultat — et elle est fausse dans la majorité des cas.

    Pourquoi. L'affirmation n'avait jamais été testée. Elle servait à justifier un choix de modèle qui, lui, restait bon pour une autre raison.

    Ce que ça change. Mesuré hors modèle, en replaçant les abstentionnistes sur un axe estimé sans eux, leur position médiane tombe entre les deux camps dans 71 % des scrutins. La justification publiée est désormais la bonne, et elle est structurelle : le modèle logistique à deux paramètres est binaire par construction. La limite est plus embarrassante que ce qui était écrit — on écarte une position qui porte de l'information — et elle est dite comme telle.

    Pages concernées : Méthode · correctif 537df20

Ce que ce registre ne dit pas

Il ne recense que les erreurs trouvées. Il ne prouve donc pas qu'il n'en reste aucune, et le nombre d'entrées ne mesure rien — ni la qualité du site, ni sa fiabilité. Un registre long peut signaler un projet qui se relit beaucoup ; un registre court, un projet qui se relit peu.

Il ne couvre pas les erreurs de la source. Quand l'open data de l'Assemblée nationale corrige un scrutin, les chiffres de ce site changent au recalcul suivant sans qu'une entrée soit écrite ici : ce n'est pas notre erreur, et nous n'avons pas les moyens de la détecter. La date de calcul, affichée au pied de chaque page, est le seul repère dans ce cas.

Il ne couvre pas non plus l'ajout d'une mesure, le changement d'un texte ou la refonte d'une page : le journal du dépôt les porte tous, avec la même exigence de motif.